En France, les jeux Atari 2600 sont plus lents que les éditions originales. Cela explique le gampeplay peu réactif de titres tels que Moon Patrol, Galaxian ou Super Breakout. 


Note : Cet article donne les raisons techniques de cette perte de vitesse et présente la solution qui permet de retrouver le gameplay 100 % original. 
pal secam ntsc Atari 2600 VCs
Qui est impacté ?
L'origine de cette perte de vitesse remonte à l'époque où les standard vidéos s'appelaient Ntsc, Pal et Sécam. Ce ralentissement de vitesse de l'Atari 2600 touchait toute la zone Pal-Sécam du monde (en vert sur la carte ci-contre). La raison est due à la fréquence de balayage des écrans : aux États-Unis, où prit naissance l'Atari 2600, les écrans cathodiques balayaient 60 images à la seconde, en accord avec le fréquence du courant électrique territorial : c'est le standard NTSC (en rouge sur la carte ci-contre). Dans la majeure partie de l'Europe, de l'Asie, de l'Afrique et de l'australie, les écrans balayaient 50 images à la seconde, là aussi en raison de la fréquence du courant électrique : ce sont les standards Pal et Sécam. Avec 60 images à la seconde, contre 50, les jeux Ntsc allaient 20 % plus vite que ceux Pal et Sécam.



Ces quelques consoles contemporaines de l'Atari 2600
ne posent pas le problème
de la différence de vitesse
des jeux selon les régions
(explication technique ci-contre).
Odyssey Magnavox
et Philips Videopac (1978)
Mattel Intellivision
(1979)
CBS Colecovision
(1982)

Soyons plus précis
Même si c'est bien là l'origine de la cause du ralentissement des jeux Pal et Sécam, les faits exposés jusque là ne suffisent pas à expliquer ce ralentissement. En effet, les autres consoles, malgrès leurs diverses régionalisations ne présentent par cette différence de fréquence : quelle que soit la région, les jeux vont à la même vitesse. Alors pourquoi l'Atari VCS procéde autrement ? En voici la raison : contrairement aux autres consoles, le processeur graphique de l'Atari 2600 n'a pas de mémoire vidéo, si bien qu'il doit dessine sur l'écran, pendant que le canon à électron du tube cathodique effectue son balayage. Il en résulte que durant tout l'affichage de l'écran, le programme est pleinement occupé à dessiner l'image et cela, à raison de 60 fois par seconde en Ntsc (et 50 fois pour un jeu en version Pal et en Sécam). Ce n'est qu'après avoir balayé tout l'écran que le programme peut s'occuper de la gestion des événements (observation du joystick, déplacement des sprites, incrémentation du score, etc.) ce qui se fait, là aussi 60 fois par seconde en Ntsc et seulement 50 fois en Pal, ainsi qu'en Sécam. C'est précisément ce dernier point, la fréquence de gestion des événements, qui produit une diminution de vitesse entre les jeux Ntsc et ceux Pal-Sécam.

Pour identifier les versions Pal,
un P est  imprimé sur la tranche
des cartouches, à droite du titre du jeu.

Par la suite, l'étiquette n'a plus le P
et devient ainsi similaire
aux versions NTSC.
L'identification Pal se fait désormais
par une étiquette collée au dos.

Deux variantes par jeu
Évidemment, pour qu'un jeu fonctionne bien, il faut que le programme soit adapté en fonction de la fréquence de balayage du pays ciblé. Les jeux Atari étaient donc conçus par les développeurs en deux versions. La première était adaptée au standard NTSC à 60 images par seconde. La seconde était une conversion en 50 images par seconde, avec un gameplay moins rapide. Cette seconde version, dédiée aux territoires Pal était marquée d'un « P ». Au début il figurait sur la tranche de la cartouche, à côté du titre (voir ci-contre). Plus tard, il s'est retrouvé marqué sur une une étiquette collée sur la cartouches (et parfois sur les boites en carton). En raison de leur fréquence commune de 50 Hz, les consoles Pal et les consoles Sécam utilisent les mêmes cartouches. C'est pourquoi en France, nos cartouches Atari sont marquées d'un « P » bien que le standard français ait été le Sécam.



Et si on se trompe ?
Rassurez-vous, si vous mettez une cartouche d'un standard vidéo (Ntsc, Pal ou Sécam) dans une console d'un autre standard, votre console n'explosera pas. En revanche, vous obtiendrez des couleurs surpenantes, comme dans le cas de Pitfall (voir cet article).  Dans de rares cas, si vous utilisez une télévision très ancienne, vous aurez une image en noir et blanc (pensez tout de même à activer le bouton "Color/black & white", car cela suffit parfois à contourner ce problème). 







Pour le meilleur Gameplay !
Avec les écran multistandard actuels, capables de supporter toutes sortes de fréquence de balayage, il est possible de faire marcher des cartouches de différentes fréquence (50 ou 60 Hz) sur des consoles de standards NTSC, Pal ou Sécam. Quelle que soit votre console, il suffit de dégotter votre jeu favori en édition originale NTSC pour bénéficier du meilleur gameplay sur Atari 2600. Même si les couleurs ne coïncideront pas forcément, le Gameplay sera au top !