Multividéo sur Atari 2600
Tant qu'à hacker des jeux 2600
(ou à en développer from scratch), autant les rendre compatibles avec les trois standards vidéo grâce au NPS (Ntsc, Pal, Sécam).

Répartition des trois standards vidéo dans le monde

Rappel historique
L'Atari 2600 a d'abord été commercialisée pour le marché américain (vidéo Ntsc), puis pour l'Europe (Pal) et enfin pour le marché français (Sécam). Ces trois standards ont chacun leur codage couleur, si bien que sur une console Atari 2600, une même cartouche donnera des couleurs très différentes. Face à ce problème, la solution des éditeurs consistait à produire deux cartouches, l'une dédiées au Ntsc et l'autre au Pal et (très rarement une troisième pour le Sécam).

Bien que distribué en France, la version Pal de Frogger ne rendait pas de couleurs convenables : l'eau est rouge, les grenouilles bleues, etc. La technique décrite sur cette page permet d'éviter ces incohérences (voir plus bas). 

Un nouvel espoir
C'est pour éviter de se retrouver avec deux cartouches de standard différent Pal/Ntsc et pour bénéficier de jeux qui affichent des couleurs correctes en Sécam, que j'ai imaginé une méthode de palétage Multividéo que j'ai nommée NPS (Ntsc, Pal, Sécam). Cette méthode permet une restitution « acceptable » des couleurs, quelle que soit la console sur laquelle le jeu sera amené à tourner.




Grâce à la palette NPS, les couleurs de Frogger sont maintenant acceptables dans les trois standards (ici en Sécam).

La palette commune NPS
Bien que le Ntsc, le Pal et le Sécam aient chacun une palette de couleurs différente, on y retrouve cinq teintes qui sont proches : noir ($00), bleu foncé ($92), bleu clair ($9A), jaune ($2C) et blanc ($0E). En se limitant à ces cinq couleurs, on se garantit une assez bonne compatibilité entre le Ntsc, le Pal et le Sécam (sous réserve pour ce dernier, d'être en RVB direct).

On peut pousser la méthode aux huit couleurs du Sécam et imaginer une palette semi- commune. Je la qualifie de « semi » car le Pal et le Ntsc ont parfois de fortes différences, qui ne sont pas forcément gênantes, sauf si elles sont utilisées pour des éléments naturels comme les feuilles des arbres ($B8 qui sera bleu en Pal) ou le sang ($64 qui sera violet en Ntsc).

Dans de nombreux cas, la palette commune suffit pour obtenir de bons résultats, mais si l'on a besoin d'autres couleurs (tout en respectant la compatibilité multi standard), on peut alors cxompléter le NPS par une deuxième technique...

Plus loin avec le CBW
Pour une plus grande liberté dans le choix des couleurs (et éviter les différences décrites ci-dessus entre le Pal et le Ntsc), on peut utiliser un des boutons de la console pour sélectionner la palette Ntsc ou Pal. Le bouton tv type semble tout indiqué, car il ne présente plus un grand intérêt (toutes les TV sont aujourd'hui en couleur). Ce bouton est donc libre pour une nouvelle fonction : color pour la palette Ntsc et b.w pour le Pal. Ainsi, en combinant le palette commune NPS avec le bouton TV-Type, il devient possible d'obtenir des jeux Atari 2600 dont la palette de couleurs est compatible dans les trois standards vidéo.


Pengo 2 : Le premier jeu NPS
(joué ici en en version Ntsc).

Pengo 2 sur console Sécam
Conclusion et nomenclature
Ces deux techniques, utilisées seules ou conjointement, offrent une bonne compatibilité tout en nous affranchissent du maintien de plusieurs versions. Toutefois, dans le cas de jeux très colorés (dégradés, etc.), il peut être difficile de permettre la compatibilité entre le Pal et le Ntsc et il sera alors indispensable d'avoir recours à la méthode traditionnelle qui consiste à créer deux (ou trois) cartouches (ou fichier binaires) différentes. Concernant la nomenclature, les jeux que j'ai modifié pour en adapter la palette sont renommés simplement avec l'ajout « (NPS) » de la même manière qu'on nomme déjà « (PAL) » les jeux au standard Pal.





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